Le nouveau NEPAD Le NEPAD, pourra-t-il se remettre des espoirs déçus de millions d’africains qui s’étaient mis à rêver à une Afrique prospère avec l’annonce de sa création? Le challenge n’est pas mince et les dirigeants actuels en mesurent bien l’enjeu. Pour cela, une réorganisation profonde sera entamée au début de l’année prochaine avec la création d’une agence continentale pour le développement qui remplacera l’actuelle structure.
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ITW Ibrahim Assane Mayaki, Secrétaire Exécutif du NEPAD « Mon rôle en tant que secrétaire exécutif du NEPAD, qui a un statut de commissaire de la commission de l’Union Africaine, c’est de finaliser le processus d’intégration du secrétariat du NEPAD dans l’Union Africaine. Et cela ce fera à travers la création d’une Agence. Ce sera l’Agence de planification et de coordination du NEPAD. La commission de l’Union Africaine a un rôle fondamentalement politique. Elle définit dans chacun de ses secteurs d’activité -que ce soit paix et sécurité, agriculture, transports ou éducation- les politiques sectorielles continentales. Le rôle du NEAPD c’est de cibler à l’intérieur de ces politiques continentales sectorielles, des projets intégrateurs et de veiller à ce que ces projets soient réalisés. Tout l’enjeu est la, tout le challenge est la. Tant que ne nous somme pas visible concrètement et que l’on puisse dire « voila, ce projet la peut être identifié comme un projet NEPAD dans telle région », tant que nous ne somme pas visible, il est évident que notre utilité est tout à fait relative. »
Un peu d’histoire : Le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD, acronyme de New Partnership for Africa's Development), est un projet de développement initié dès 2002 par plusieurs chefs d'États africains de l’époque. Le Sud-Africain Thabo Mbeki, l'Algérien Abdelaziz Bouteflika, le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Nigérian Olusegun Obasanjo, et l’Égyptien Hosni Moubarak.
Lancé dans l’enthousiame générale comme un véritable « plan Marshall » pour le continent, le projet n’a pas eu l’impact attendu. Pas facile changer les mentalités et les habitudes d’un système de développement plus habitué à recevoir les aides du nord que de s’approprier les projets et leur mise en œuvre. Il fallait donc d’abord dialoguer, réfléchir, convaincre et trouver des pistes de travail sur un terrain jusque là inconnu.
Aujourd’hui, il faut donc passer aux actes avec une organisation qui rejoindra officiellement la tutelle de l'Union Africaine dans quelques semaines…
ITW Ibrahim Assane Mayaki, Secrétaire Exécutif du NEPAD « Dans les secteurs prioritaire, on peu dire qu’il ya deux secteurs fondamentaux, c’est l’agriculture et les infrastructures. L’agriculture come vous le savez c’est l’augmentation de la productivité agricole, et les infrastructures, c’est comment amélioré les systèmes de transport, les systèmes d’énergie, de télécommunications aux niveaux des régions. » En décembre dernier, le secrétaire exécutif du NEPAD et les ambassadeurs africains de la zone SADC se sont retrouvés à Paris à l’OCDE pour dialoguer et comprendre les enjeux d’un nouveau départ pour le NEPAD.
TW Mme Konji Sebati, Ambassadrice d’Afrique du Sud en France : « It was absolutely important that we organise this conference together with de SADC community ambassadors based in France, because this is new CIO who installed on NEPAD and we want to now more about his strategy, his plans, and what he may be change ……….NEPAD in 2001. However, it s still.....understood. And one of our biggest main …. As ambassadors here is to promote NEPAD, to help NEPAD……and make ……..aware of his initiative. “ Même si l’on doit reconnaître que des avancées ont eu lieu grâce au NEPAD 1ière formule, le fossé à combler reste abyssal. Pauvreté, mortalité infantile, accès à l’eau potable ou encore alphabétisation…Autant dire que les attentes immédiates sont immenses. Et si certains experts divergent sur la méthode à appliquer pour redonner vie au projet NEPAD, tous sont d’accord pour dire que lui seul, et l’aide multiforme à l’Afrique, ne peuvent pas êtres des réponses complètes aux problèmes économiques du continent africain.
ITW Kamel DAHOU, Manager de l’Initiative NEPAD-OCDE pour l’Investissement en Afrique «Je crois que l’aide n’est pas la réponse. Cela ne veut pas dire que l’aide n’est pas importante. Deux chiffres mis bout à bout permettent de voir que l’aide ne suffira pas. Aujourd’hui l’aide à l’Afrique, qui a considérablement augmenté au cours des années récentes, a pratiquement doublé entre 2005 et aujourd’hui pour passer de 25 milliards de dollar à un peu moins de 48 milliards de dollars par an. C’est 48 milliards ne représentent qu’une petite portion du PIB africain qui est de 1300 milliards de dollars. Donc moins de 2%. Donc on voit bien que l’aide toute seule ne résoudra pas les problèmes, de l’Afrique. Il faut que d’autres ressources comme le transfert des migrants, les revenues des exportations, l’investissement étranger direct, l’investissement de portefeuilles puissent être aussi mobilisé au service du développement de l’Afrique »
La nouvelle dynamique mise en place autour du nouveau NEPAD se veut pragmatique et efficace, sans langue de bois. Espérons simplement que les faits soient cette fois à la hauteur des bonnes paroles.